UNITE

Publié le par CUFSC

Retraites par répartition, Sécu solidaire, Fonction publique au service des usagers mais aussi droit du travail, services publics, conventions collectives, droit de grève, pouvoir d'achat, durée du travail…


Comme l’écrit la CGT-Chimie, « plus que jamais l’heure est à la résistance et à l’unité de toutes les luttes face à la politique de casse du pouvoir ».


Face à ce pouvoir qui cherche à diviser et à écraser le monde du travail [1] pour lui imposer une régression sociale sans précédent, les directions syndicales confédérales et fédérales (transports, fonction publique, énergie, éduc’…), CGT et FSU en tête, ont aujourd’hui une très grande responsabilité : celle de tout mettre en œuvre pour consolider les mobilisations dans chacun des secteurs professionnels et les faire converger dans un mouvement d’ensemble doté d’un calendrier cohérent. Pour cela, elles doivent déjouer les habituelles manœuvres gouvernementales[2] mais aussi refuser de se mettre à la remorque, sous prétexte d’unité et de « syndicalisme rassemblé », des directions syndicales qui ont choisi d’accompagner la casse sociale. La question de l’unité, décisive pour les travailleurs, ne doit plus être détournée : l’unité n’a de sens que dans, pour et par l’action ; elle n’en a aucun si elle se fait contre l'action et contre la mobilisation des travailleurs. Or, la direction CFDT, notamment, n’est pas une alliée du mouvement populaire mais une direction jaunissante qui doit être combattue comme telle. De l’accord avec le plan Juppé en 95 à l’acceptation du « fond » des contre-réformes actuelles en passant par la trahison de 2003, Notat et autres Chérèque n’ont eu de cesse d’handicaper l’action, de négocier « en secret » et d’appeler les grévistes à capituler. Chérèque n’annonce-t-il pas désormais que la casse des régimes spéciaux est inéluctable et que si la jonction se faisait entre la Fonction Publique et les cheminots le 20 novembre, la CFDT se retirerait du mouvement ? Soumettre l’action aux exigences d’une telle direction, ne pas dénoncer ses agissements, ce serait choisir de fait l’unité avec les complices du MEDEF contre l’unité des travailleurs et de leurs revendications. Ce serait choisir la défaite.

 

    C’est pourquoi il est en même temps indispensable que se multiplient « à la base » les discussions, les réunions et AG inter-pro, avec et dans les syndicats (y compris avec les adhérents CFDT de bonne foi), afin d’impulser et d’imposer la construction de la véritable unité, celle des luttes, seule capable de stopper Sarko-Medef et le pouvoir du capital.


Cheminots, agents RATP, électriciens-gaziers, enseignants,  postiers, étudiants… mais aussi salariés du privé victimes du « travailler plus pour dégraisser plus », de la casse de la sécu, des retraites et des services publics, étudiants « ciblés » par la mise en concurrence des facs… : tous ensemble et en même temps contre Sarkozy, le Medef et leurs « parrains » de l’Union européenne !

 



[1] Quitte à utiliser tous les moyens : « J'imposerai le service minimum, avec l'armée s'il le faut » (Sarkozy cité par Le Canard Enchaîné du 11 octobre 2007). Une armée dont, bien sûr, les régimes spéciaux ne sont pas remis en cause…

 

[2] N'oublions pas qu'en 2003, le gouvernement dont faisait partie Sarkozy a juré, pour diviser le front du secteur public, que les régimes spéciaux ne seraient pas touchés. Sarkozy avait également juré qu'il ne privatiserait jamais GDF-EDF !

 

Publié dans LUTTES-ACTUALITES

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