compte-rendu AG SNES Marseille, 28 mars

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Marseille, le 28 mars
 
                  

A l’appel du SNES  13, une vingtaine de S1 s’est réuni en Assemblée Générale cet après-midi à Marseille pour évoquer et donner suite à une mobilisation une nouvelle fois historique pour la ville. Cette manifestation  a rassemblé ce matin des milliers de manifestants, jeunes et moins jeunes, public et privé, lycéens, étudiants, chômeurs et salariés.

                   55 % des salariés de l’Education Nationale se sont mis en grève dans l’académie aujourd’hui dont une majorité de professeurs de lycées qui a naturellement soutenu les élèves.

Ce chiffre reste faible selon les militants FSU et « déçoit » l’organisation qui attendait une grève générale déjà aperçue en 1999 lorsque les enseignants se soulevèrent massivement contre les contre-réformes du ministre Claude Allègre.

                   Positive et encourageante, la mobilisation de ce matin relance beaucoup d’espoir dans les rangs des parents-professeurs qui partagent les craintes d’une jeunesse qui redoute un marché du travail déjà peu accueillant. De nombreuses personnes ont noté dans les cortèges des messages revendicatifs faisant écho aux coups que reçoit le monde du travail depuis des années.

« Le CPE est un exutoire, les revendications de la jeunesse sont plus larges » et sont en relation avec le  combat que mènent la FSU contre la casse de l’Education Nationale puisque le CPE, l'apprentissage à 14 ans, le travail de nuit dès 15 ans, la loi Fillon, le socle commun, la casse des ZEP et les services publics obéissent à une même logique : la création d’une main d’œuvre corvéable et polyvalente que l’école n’aura plus besoin de former dans son ensemble.

Dans cette perspective le SNES appelle les enseignants et les personnels du second degré à dénoncer cette logique et à soutenir un service public d’éducation aussi menacé que les salaires, les retraites et la couverture santé.

                   Les présents à cette réunion invitent les S1 à organiser dès demain des AG dans les établissements pour discuter des suites de l'action en n'écartant aucune hypothèse (nouvelle journée de grève unitaire interprofessionnelle, par exemple le mardi 4 avril, reconduction, manifestation etc...).

Quant aux  lycéens et étudiants, ils seront à nouveau dans l'action jeudi 30 mars si le gouvernement ne retire pas son projet.  Rappelant la rupture produite en mai 68, entre la jeunesse et les syndicats, le SNES appelle les enseignants et chaque organisation syndicale à demeurer présente aux côtés de la jeunesse dans ce dur combat.

A ce propos, les mesures de sécurité décidées entre syndicats étudiants et salariés lundi pour encadrer et protéger les cortèges furent d’une grande efficacité ce mardi matin à Marseille. Reste aujourd’hui à craindre pour cette journée du 30 mars une riposte policière démesurée pour toute réponse aux lycéens et étudiants.

En outre, pour aider au bon déroulement des actions, au besoin en ayant recours à la grève, une délégation se rendra demain matin au rectorat pour déposer un préavis. Dans les collèges, comme dans les lycées, il est nécessaire de se réunir en Assemblée générale et de dénoncer les cohérences de la politique du gouvernement (de la Loi Fillon à la Loi sur l'égalité des chances) afin d’imposer à l'opinion publique l'idée que l'avenir de la jeunesse se prépare à l'Ecole.

                  
                   Fraternel salut, DI MINO Giovanni (13).

Publié dans LUTTES-ACTUALITES

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