Contribution du syndicat CGT chs vinatier au 48ème congrès confédéral du 24 au 28 avril 2006

Publié le par css

Tout d'abord il nous semble important d'avoir un préambule situant notre action syndicale dans sa démarche et son orientation.

N'acceptons pas la régression ; combattons la par un syndicalisme de lutte de Classe et de Masse…

Non au syndicalisme d'accompagnement !

Aujourd'hui plus que jamais, le syndicalisme confédéré doit vivre !!!

Que nous soyons du public ou du privé…Nous avons toutes les raisons :                             

·        De combattre ensemble le MEDEF et la politique menée par le gouvernement… Pour

s'opposer au rouleau compresseur qui écrase les salariés, leurs droits, leurs acquis et donc leur vie. Il faut travailler à l'union de tous les travailleurs sur des revendications claires et précises tournées résolument sur la défense et le développement de nos droits par la lutte.                                 

·        De lutter contre l'individualisation propagée par la politique qui est menée depuis des années et qui s'attaque à tous les fondamentaux (retraite, sécu, salaire…).

Autour de chaque dossier majeur, continuons et donnons-nous l'objectif de développer ensemble des argumentaires qui seront le bien commun de nos syndicats. Mais surtout n'oublions pas : la négociation, les petits déjeuners au ministère, ça n'est pas cela qui fera avancer les revendications mais bien la lutte et l'organisation de celle-ci.

 Il faut de l'audace, de la conviction, une solidarité de classe.

Parce que nul n'a échappé à la politique pratiquée par les gouvernements successifs défendons et développons une CGT dont l'objectif est de défendre par tous les moyens en son pouvoir avec tous les syndicats, les intérêts matériels et moraux, tant individuels que collectifs de chaque adhérent, de chaque salarié. Le droit à un emploi, à un emploi stable et statutaire, le droit à un salaire à hauteur des qualifications, des besoins pour vivre, le droit à la protection sociale, la retraite, pour lesquels nous devons obtenir l'abrogation des lois Balladur, Fillon, Douste-Blazy synonyme de régression sociale et le retour à 37.5 années maximum pour une retraite à taux plein.

Rappelons que la perte du pouvoir d'achat correspond depuis 1999 à la perte d'un mois de salaire par an et par salarié. Rappelons que des dizaines et des dizaines de milliers de salariés sont rémunérés en dessous du SMIC et touchent une sorte d'indemnité compensatrice pour être dans le cadre du salaire minimum. Il faut stopper la culpabilisation des salariés, de la population et démontrer la malhonnêteté des gouvernements et l'escroquerie patronale…

 La campagne pour le NON a, dans ce cadre, été démonstrative des possibilités de notre organisation à s'exprimer envers et contre tout.

La lutte des salariés est une richesse commune à tous, elle doit être présentée comme telle et être réaffirmée comme la seule solution pour les travailleurs de vraiment s'émanciper, Classe contre Classe.

 Pour que le salarié ne soit pas un pion dans la société, l'organisation syndicale est l'outil à sa disposition et la CGT ne doit pas oublier que ce n'est que dans le cadre de mouvement de masse que toutes les grandes conquêtes ont abouti.

Nous réaffirmons donc la nécessité absolue de la réflexion collective, valeur fondamentale du syndicalisme CGT qui doit se développer à travers les syndicats et sections syndicales. Nous réaffirmons le rôle des fédérations CGT des syndicats avec des unions syndicales permettant à chaque département et à chaque profession de s'organiser collectivement dans sa profession mais aussi avec l'ouverture sur l'interprofessionnel, synonyme de rassemblement massif.

Nos droits démantelés, un pouvoir d'achat en chute libre, c'est l'Europe libérale qui se construit, c'est l'exploitation des salariés qui continue….

C’est notre action qui doit ABOUTIR…

Notre organisation, de part ses prises de positions, doit être une sorte «de borne » qui évite que de trop nombreux travailleurs ne s’égarent. A-t-elle ce rôle aujourd'hui ?

Notre analyse doit être basée sur le non-accompagnement d’une politique que l’on sait néfaste au bien commun.

Il faut développer concrètement la convergence des luttes et des actions interpro. L’objectif étant d’aboutir à la coordination d’actions nationales majeures qui seules permettront la remise en cause sur le fond de leur politique de démantèlement et de casse.

 
Oui à la lutte de classe, oui à la lutte de masse.

Aujourd'hui plus que jamais elle est incontournable, on doit l'expliquer et l'appliquer.

Cela doit être l'acte majeur de réaffirmation de notre congrès
 

Premier vote, sur le contenu du texte :

-Pour : 23 voix
-Contre : 0
-Abstention : 1 voix
 
 
Le NON de classe du 29 mai a été là
pour le rappeler !!!!

Pour nous il nous semble entraîner immanquablement le débat sur notre rôle et notre adhésion à la C.E.S.

 
Deuxième vote, sur le non du 29 mai :
-Pour : 25 voix
Contre : 0
Abstention : 1 voix
 

A la question : La CGT doit-elle quitter la CES ?

 
Pour : 15
Contre : 5
Abstention : 4

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