Transports ou Education Nationale : Service minimum ou la casse du droit de grève

Publié le par CUFSC


Darcos, ministre de l’Education Nationale, a annoncé l’exprimentation du service minimum dans les écoles maternelles et élémentaires dès le jeudi 24 janvier 2008, date à laquelle la quasi-totalité des Fédérations syndicales la fonction publique (y compris territoriale) ont appelé à la grève.

 

Le fonctionnement et le financement proposé est simple : il demande aux maires de fournir du personnel (alors que les territoriaux sont appelés également à être en grève !) qui assurera la prise en charge des élèves d’enseignants grévistes.

 

Pour cela les municipalités recevront un financement de l’Etat pris sur les salaires non versés des grévistes.

 

Ces pratiques sont la suite des attaques contre un droit constitutionnel qui est celui de chaque travailleur d’user de la grève, la première ayant été subie dans les transports l’été dernier avec l’obligation désormais faite aux salariés de se déclarer grévistes auprès de sa hiérarchie 48h avant.

  
 

Elles présagent surtout du sort que ce gouvernement réserve au droit de grève et plus généralement à ce qu’il appelle le « dialogue social ».

 

Nous voyons clairement comment le gouvernement veut détruire nos formes traditionnelles de lutte en valorisant encore le syndicalisme d’accompagnement et de service présenté comme « responsable »(dont le meilleur exemple est la CFDT) et en tentant de faire passer pour archaïques le syndicalisme de lutte (les réformes annoncées de la représentativité et des droits syndicaux risquent encore de s’accentuer).

 

Ceci sera d’autant plus aisé s’ils réussissent à rendre inefficace notre arme principale qui est la grève.

 

Ces attaques contre deux secteurs qui sont le plus souvent en pointe dans les mobilisations ne sont pas anodines et menacent l’ensemble des travailleurs.

 

Nous devons donc combattre ce projet en construisant un mouvement social interprofessionnel fort, capable de mettre en place un rapport de force qui rappelera aux puissants (gouvernants et patronat) notre poids.

CNT-FTE, 17 janvier 2008

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